La France empêchera bientôt les automobilistes d’utiliser des applications de navigation GPS, comme Waze et Coyote, pour informer les autres usagers de la route de l’endroit où sont effectués les contrôles de police. Les services compétents affirment que cela affecte les opérations de lutte contre le terrorisme, la conduite en état d’ébriété et les tests antidrogue, ainsi que les enquêtes criminelles.

Des mesures sévères, pensez-vous ?

Un projet de loi a été élaboré et sera bientôt présenté au gouvernement français. S’il est adopté, le projet mettra un terme à l’utilisation de ce type de GPS.  » « Le principe est que tout individu ayant commis un délit ou une infraction ne puisse plus échapper à un contrôle de police parce qu’un autre conducteur le lui a signalé au moyen d’une application GPS « , a déclaré Emmanuel Barbe, délégué interministériel à la sécurité routière.

Selon le projet de loi soumis à l’avis du Conseil d’État, les sociétés exploitant les applications logicielles seraient tenues de cacher les informations relatives aux contrôles de police pendant trois à 24 heures environ. Si l’exploitant refuse d’obtempérer, les personnes impliquées peuvent encourir jusqu’à deux ans d’emprisonnement et passibles d’une amende maximale de 30.000 euros.

Jusqu’à présent, les opérateurs de ces applications semblent optimistes sur ce point, Coyote se disant favorable à cette mesure. Même le groupe de 40 millions d’automobilistes est favorable à l’idée. Le président de l’association, Pierre Chasseray, déclare que personne ne peut s’y opposer si le plan est d’empêcher la conduite sous l’influence de drogues et d’alcool.

La fonctionnalité de trop

Waze et Coyote sont de récentes applications mobiles controversées qui permettent de suivre en temps réel les voitures circulant dans la circulation et de partager ces informations afin que les utilisateurs puissent contourner les embouteillages. Cela semble inoffensif, mais ce n’est pas tout.

L’application utilise également une petite icône représentant un petit visage avec un chapeau de police pour avertir les utilisateurs si des agents se trouvent à proximité. Cette information apparaît lorsque d’autres usagers de la route entrent des données dans le système. C’est ingénieux, mais pour les forces de l’ordre, c’est aussi frustrant.

Selon l’Alliance Police Nationale, l’approbation du dit projet de loi sera d’un intérêt majeur dans les opérations de lutte contre la criminalité et les trafics les plus graves. Ceci souligne le fait que les trafiquants de drogue utilisent souvent ce type d’application pour repérer à l’avance les points contrôles de police et détourner leurs routes à la dernière minute.